Tout commença en 1992, lorsque j’étais encore une petite fille, et que, comme beaucoup de petites filles, je demandai un animal à mes parents. Ils acceptèrent et m’offrirent Hermeline des
Cairléos de Teckland, un adorable chiot Cairn terrier.
J’étais déjà une grande passionnée de chiens, et cette Cairn terrier de pure race engendra en moi un grand intérêt pour la cynophilie. Je lisais et regardais tous les livres et toutes les sources
que je pouvais trouver traitant de chiens. J’eus alors l’idée de proposer de faire faire une portée à Hermeline. Mes parents, intéressés par les éventuels bénéfices, furent d’accord... Mais à
condition que je m’occupe moi-même des chiots.
Ainsi en 1996, ma première portée de chiots naquit. Bien sûr à cette époque je commis beaucoup d’erreurs, et cette responsabilité m’enseigna la patience et l’humilité. Néanmoins, je fus capable
de m’occuper des chiots, de les élever, et de les mener au travail de chasse et aux expositions de beauté. Cela fut à l’origine d’une forte vocation d’éleveur chez moi.
En 2001, après 5 ans d’élevage et de travail avec mes Cairns, je dus déménager pour la grande ville. Ce fut terrible pour mes chiens et moi, parce que je ne fus autorisée à emmener qu’un seul
chien. Je pris donc avec moi ma “vieille mère” Hermeline, et me résignai à laisser mes autres chiens être gardés par ma mère à la campagne.
Et c’est alors que survint le drame. Je n’avais pas l’occasion de pouvoir voir mes chiens à la campagne, parce que ma mère, qui souffrait de psychose, était d’un tempérament dangereux. En 2003,
je perdis mon Hermeline d’une mycotoxicose provenant de ses croquettes. Pire encore, mes autres chiens furent maltraités chez ma mère. Mon autre chienne est morte d’une négligence en 2004, et mon
mâle suivit en 2009. J’appris le décès de ma chienne trop tard. Quand au mâle, il était encore vivant quand j’arrivai pour tenter de l’aider, mais il était également trop tard, il était trop
malade.
En 2004, traumatisée par la perte de mes deux chiennes, je décidai d’acquérir un nouveau chien, mais à ce moment je n’avais pas l’intention de me remettre à élever. Je voulais juste un compagnon
fidèle. Je fis donc des recherches sur les races de chiens susceptibles de me convenir, et coïncidence, je trouvai mon idéal dans un cousin du Cairn : le Skye terrier. Un étrange cousin tout de
même, qui n’avait pas du tout le même caractère que mes chiens précédents. Très enthousiaste, je me dis que finalement je pourrais me mettre à exposer un peu mon futur Skye. Et en avril 2005,
cherchant un petit mâle Skye terrier d’exposition, je tombai sur la photo du chiot de mes rêves. Je ne pus qu’immédiatement tomber totalement amoureuse de ce chiot.
Un mois plus tard, Ceridwen’s Cordial Medoc, dit Candy, atterrit dans mes bras. C’était si extraordinaire pour moi que je ne réalisais même pas complètement le nouveau chemin qui s’ouvrait à moi.
C’était simplement un miracle. Candy est un chien extraordinaire, si joyeux, si fidèle, tellement plein d’amour. Chaque jour, il illumine ma vie. Seul le maître d'un Skye terrier connaît ce
secret qu'est l'amour infini dans les yeux de son meilleur compagnon.
Rapidement, l’ancien rêve d’éleveuse que j’avais enfoui en moi ressurgit, car Candy est porteur d’une très ancienne et rarissime couleur, le fauve, et parce que le Skye terrier est directement
menacé d’extinction. Tout cela rend mon chien précieux pour les programmes d’élevage. Je revois de nouveau des chiots pleins de vie dans mes rêves.
C’était décidé : j'aurai un autre Skye terrier et je réaliserai mon rêve, construire mon élevage, pour contribuer à sauver la race de la disparition. Je tiens à remercier mes meilleures amies
éleveuses, qui se reconnaîtront, pour leur aide et leur soutien inconditionnel.